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Compagnie aérienne

Lufthansa

LH · DLH · LUFTHANSAAllemagne

Deutsche Lufthansa AG

387

Appareils

En service au 31 décembre 2025

65,7M

Passagers

en 2025

Identité

IATA
LH
OACI
DLH
Indicatif radio
LUFTHANSA
Création
6 janvier 1953
Premier vol commercial
1 avril 1955

Entreprise

Raison sociale
Deutsche Lufthansa AG
Siège
Cologne (siège social) ; exploitation dirigée depuis l'aéroport de Francfort
Pays
Allemagne
Situation
En activité

Réseau

Alliance
Star Alliance, membre fondateur (1997)
Coefficient d'occupation
83,4 %

Hubs et bases

  • Francfort-sur-le-MainFRA

    Hub · depuis 1958

  • MunichMUC

    Hub

Le logo de Lufthansa : la grue dans un cercle à côté du nom Lufthansa, en bleu foncé sur blanc, tel qu'introduit en 2018.
1 / 8

Lufthansa est la compagnie nationale allemande et la compagnie centrale du groupe Lufthansa, l'un des plus grands groupes de transport aérien du monde. Elle est LH pour les systèmes de réservation, DLH pour le contrôle aérien et LUFTHANSA à la radio. Elle opère depuis deux hubs, Francfort et Munich, les deux aéroports les plus fréquentés du pays, et sa grue dans un cercle est l'un des plus anciens emblèmes de compagnie encore en usage.

Le nom est plus ancien que l'entreprise. La Deutsche Luft Hansa naît à Berlin en 1926, devient la compagnie nationale de la république de Weimar puis de l'État nazi, et cesse de voler en avril 1945. La société actuelle n'a avec elle aucun lien juridique. Fondée à Cologne le 6 janvier 1953 sous le nom de Luftag, elle rachète l'ancien nom et l'emblème en 1954 et reprend les vols réguliers le 1er avril 1955. Lufthansa revendique pourtant toute l'histoire ouverte en 1926, années sombres comprises, et célèbre son centenaire en 2026.

Au 31 décembre 2025, Lufthansa Airlines, comptée avec ses compagnies régionales et la compagnie de loisirs Discover, alignait 387 appareils ; sur l'année, elle a transporté 65,7 millions de passagers avec un coefficient d'occupation de 83,4 %. Le groupe qui l'entoure est bien plus vaste : SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines, Eurowings et une participation dans ITA Airways, soit 737 appareils et 135 millions de passagers en 2025. Lufthansa a été membre fondateur de Star Alliance en 1997, l'année même où l'État allemand a cédé ses dernières actions.

Fondation

Un avion de ligne trimoteur Junkers exploité par la Deutsche Luft Hansa, vu de profil sur une photographie de presse d'avril 1928.
Un avion de ligne trimoteur Junkers exploité par la Deutsche Luft Hansa, vu de profil sur une photographie de presse d'avril 1928.

La Deutsche Luft Hansa AG est fondée à Berlin le 6 janvier 1926. Le gouvernement allemand, qui subventionne toutes les compagnies du pays, contraint les deux plus grandes, la Deutscher Aero Lloyd et la Junkers Luftverkehr, à fusionner, et laisse disparaître les autres. Le nom évoque une Hanse des airs. La nouvelle compagnie démarre avec 162 appareils, pour la plupart dépassés, et 1 527 salariés ; le 6 avril 1926, un Fokker F.II quitte Berlin-Tempelhof pour son premier vol régulier, vers Zurich via Halle, Erfurt et Stuttgart. À la fin de l'année, elle a transporté 56 268 passagers.

Le réseau s'étend rapidement à toute l'Allemagne et à l'Europe, grâce à des accords avec les compagnies des pays voisins. La Luft Hansa est l'une des premières compagnies à voler de nuit, entre Berlin et Königsberg, et elle prend des participations à l'étranger : Deruluft avec l'Union soviétique, Syndicato Condor au Brésil, Eurasia en Chine et, par voie de coopération, la jeune Iberia en Espagne. En avril 1928, son pilote Hermann Köhl, avec le baron von Hünefeld et l'aviateur irlandais James Fitzmaurice, réussit la première traversée de l'Atlantique Nord d'est en ouest, à bord du Junkers W 33 Bremen.

Un porteur de la Luft Hansa transportant les bagages à main des passagers sur l'aérodrome, un avion de ligne derrière lui, avril 1930.
Un porteur de la Luft Hansa transportant les bagages à main des passagers sur l'aérodrome, un avion de ligne derrière lui, avril 1930.

Le début des années 1930 est financièrement difficile, mais la compagnie va toujours plus loin. En 1934, elle ouvre un service postal régulier entre l'Europe et l'Amérique du Sud, premier service aérien régulier au-dessus d'un océan : des hydravions Dornier Wal sont catapultés depuis des navires stationnés dans l'Atlantique Sud pour achever la traversée. En Europe, le Junkers Ju 52/3m devient la bête de somme du réseau, et des liaisons rapides relient Berlin, Hambourg, Cologne et Francfort.

Deux Focke-Wulf Fw 200 Condor en 1938 : le Jutlandia de la compagnie danoise DDL et, derrière, le Saarland de la Deutsche Lufthansa, immatriculé D-ADHR.
Deux Focke-Wulf Fw 200 Condor en 1938 : le Jutlandia de la compagnie danoise DDL et, derrière, le Saarland de la Deutsche Lufthansa, immatriculé D-ADHR.

En août 1938, un Focke-Wulf Fw 200 Condor relie sans escale Berlin à New York. Cette année est la meilleure de l'histoire de l'entreprise : 254 713 passagers, 19,3 millions de kilomètres parcourus sur le réseau européen. C'est aussi une compagnie profondément liée au régime. Un avion avait été mis à la disposition de Hitler pour sa campagne électorale de 1932 ; Erhard Milch, qui dirigeait la compagnie depuis 1926, devient en 1933 secrétaire d'État au ministère de l'Air de Göring ; et des historiens ont décrit l'entreprise de ces années comme une couverture pour le réarmement aérien clandestin.

Les années de guerre

Lorsque l'Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre 1939, l'activité civile de la Luft Hansa, telle qu'elle existait, prend fin. Sa flotte et la plus grande partie de son personnel passent sous le commandement de la Luftwaffe. Quelques vols réguliers de passagers subsistent en Allemagne et vers des pays occupés ou neutres, mais les places sont réservées aux besoins de la guerre, et dans les dernières années la plupart des avions de ligne sont transformés en cargos militaires. L'essentiel du travail de l'entreprise devient l'entretien et la réparation d'avions.

Ce travail repose sur le travail forcé. Pendant la guerre, la Luft Hansa emploie plus de 10 000 travailleurs forcés venus des pays occupés, dont des enfants, et, surtout entre 1940 et 1942, des travailleurs forcés juifs. Ils assemblent, réparent et entretiennent des avions, y compris militaires, et installent des équipements radar ; ils sont logés dans des baraquements gérés par la compagnie à Tempelhof et ailleurs dans Berlin, derrière des barbelés et sous garde armée. En 1999, la Lufthansa d'aujourd'hui rejoint l'initiative de l'industrie allemande pour l'indemnisation des travailleurs forcés et commande une étude historique sur sa devancière ; il lui sera reproché d'avoir mis plus de dix ans à la publier.

Les filiales étrangères disparaissent l'une après l'autre. Deruluft cesse d'exister en 1940, Eurasia est fermée par le gouvernement chinois en novembre de la même année, et le Brésil nationalise Syndicato Condor en 1943 sous le nom de Cruzeiro do Sul. Le dernier vol régulier de la Deutsche Luft Hansa, de Berlin à Munich le 21 avril 1945, s'écrase avant l'arrivée ; un ultime vol non régulier, le lendemain, met fin à l'exploitation. Après la capitulation, les Alliés saisissent tous les avions présents en Allemagne et la société est dissoute. Ses derniers actifs sont liquidés le 1er janvier 1951.

Nationalisation et reconstruction

Le Convair 340 D-ACAD de Lufthansa à Londres-Heathrow le 3 septembre 1955, dans les premières couleurs d'après-guerre de la compagnie.
Le Convair 340 D-ACAD de Lufthansa à Londres-Heathrow le 3 septembre 1955, dans les premières couleurs d'après-guerre de la compagnie.

L'Allemagne de l'Ouest n'a ni compagnie aérienne ni souveraineté sur son espace aérien lorsque, le 6 janvier 1953, est constituée à Cologne l'Aktiengesellschaft für Luftverkehrsbedarf, ou Luftag. Beaucoup de ses salariés ont travaillé pour l'ancienne Luft Hansa. Personne ne sait quand elle pourra voler, mais elle commande dès cette année-là quatre Convair CV-340 et quatre Lockheed L-1049 Super Constellation, et installe une base de maintenance à Hambourg. Le 6 août 1954, elle rachète pour 30 000 marks le nom et la grue de la Deutsche Lufthansa liquidée.

Le 1er avril 1955, Lufthansa est autorisée à ouvrir ses vols intérieurs réguliers, sur un réseau reliant Hambourg, Düsseldorf, Francfort, Cologne et Munich. Les lignes internationales suivent le 15 mai vers Londres, Paris et Madrid, et le 1er juin les Super Constellation commencent à desservir New York ; l'Atlantique Sud vient en août 1956. L'entreprise n'est plus la société nominalement privée qu'était sa devancière : c'est la compagnie de l'État, dont la République fédérale détient l'essentiel du capital.

Le Lockheed L-1049G Super Constellation D-ALAP à Manchester en mai 1956, sur la ligne transatlantique Hambourg-Chicago.
Le Lockheed L-1049G Super Constellation D-ALAP à Manchester en mai 1956, sur la ligne transatlantique Hambourg-Chicago.

Berlin lui reste fermé. Les quatre puissances occupantes n'autorisent aucune compagnie ouest-allemande à desservir la ville divisée, et le projet de ramener le siège et la base principale dans la capitale ne verra jamais le jour. Francfort, bien située et dotée d'un grand aéroport, devient le hub principal en 1958. En Allemagne de l'Est, une seconde « Lufthansa » est fondée en 1955 ; après avoir perdu devant les tribunaux le droit au nom au profit de la compagnie de l'Ouest, elle est dissoute et remplacée par Interflug en 1963.

L'ère du réacteur

Le Boeing 707-430 D-ABOB Hamburg, l'un des premiers jets de Lufthansa, livré en février 1960, photographié en août 1973.
Le Boeing 707-430 D-ABOB Hamburg, l'un des premiers jets de Lufthansa, livré en février 1960, photographié en août 1973.

Lufthansa commande quatre Boeing 707 en 1958 et ouvre en mars 1960 ses vols à réaction entre Francfort et New York. L'un des premiers, D-ABOB, est baptisé Hamburg ; des Boeing 720B, dérivé adapté aux pistes plus courtes, viennent ensuite pour les lignes qui l'exigent. Le réseau s'étend avec les nouveaux avions : Hong Kong et Tokyo au-delà de Bangkok en février 1961, Lagos et Johannesburg en 1962.

Dans le hangar de maintenance de Lufthansa à Francfort, le 27 novembre 1962 : un avion de ligne dans le hall, derrière des rangées d'équipements d'atelier.
Dans le hangar de maintenance de Lufthansa à Francfort, le 27 novembre 1962 : un avion de ligne dans le hall, derrière des rangées d'équipements d'atelier.

Le Boeing 727 arrive en 1964, et en mai Lufthansa ouvre une route polaire de Francfort à Tokyo via Anchorage. En février 1965, elle commande vingt et un Boeing 737 et devient la cliente de lancement du type, la première compagnie étrangère à lancer un avion de ligne Boeing. Le premier appareil est livré le 27 décembre 1967 et entre en service en 1968. Lufthansa exploitera le 737 sous une version ou une autre pendant près d'un demi-siècle, jusqu'au retour du dernier, un 737-300, de Milan à Francfort le 29 octobre 2016.

Le Boeing 737-130 D-ABED de Lufthansa à Hanovre en avril 1968, l'année où la compagnie mit en service les premiers 737.
Le Boeing 737-130 D-ABED de Lufthansa à Hanovre en avril 1968, l'année où la compagnie mit en service les premiers 737.

L'ère des gros-porteurs s'ouvre avec un vol de Boeing 747 le 26 avril 1970, premiers jumbo-jets en Allemagne. Le McDonnell Douglas DC-10-30 suit le 14 janvier 1974 et l'Airbus A300 en 1976 ; en 1979, Lufthansa et Swissair lancent l'Airbus A310 avec une commande de vingt-cinq appareils. À partir des années 1980, la flotte long-courrière s'organise autour du 747 puis de l'Airbus A340, et la compagnie devient l'une des plus fidèles clientes que le 747 ait connues.

Un McDonnell Douglas DC-10-30 de Lufthansa en montée au départ de Francfort, en août 1983.
Un McDonnell Douglas DC-10-30 de Lufthansa en montée au départ de Francfort, en août 1983.

Cette fidélité se prolonge au siècle suivant. En 2010, Lufthansa met en service le premier de ses quatorze Airbus A380, et en 2012 elle devient cliente de lancement du Boeing 747-8 Intercontinental, dont elle prendra dix-neuf exemplaires. Rares sont les compagnies à avoir exploité côte à côte les deux plus grands avions de passagers jamais construits ; fin 2025, Lufthansa comptait encore vingt-sept 747 et huit A380 en service.

Concentration et fusion

Les actions Lufthansa sont cotées sur les bourses allemandes depuis 1966, mais l'État reste pendant des décennies l'actionnaire de contrôle. En 1993, le gouvernement fédéral détient encore 51,6 % du capital. Une augmentation de capital en 1994 ramène sa part à un peu plus d'un tiers, et la compagnie est restructurée en groupe au cours des mêmes années : la maintenance devient Lufthansa Technik, le fret Lufthansa Cargo, l'informatique Lufthansa Systems. En octobre 1997, l'État cède les 37,5 % qui lui restent, et Lufthansa devient une entreprise entièrement privée.

Un Airbus A340-300 de Lufthansa, immatriculé D-AIGV, aux couleurs de Star Alliance, en montée au départ de Francfort en juin 2017.
Un Airbus A340-300 de Lufthansa, immatriculé D-AIGV, aux couleurs de Star Alliance, en montée au départ de Francfort en juin 2017.

Au printemps de la même année, le 14 mai 1997, Lufthansa, Air Canada, SAS, Thai Airways International et United Airlines avaient fondé Star Alliance, la première alliance multilatérale de compagnies aériennes. Lufthansa en est restée l'un des piliers, et la coentreprise transatlantique qu'elle forme avec United et Air Canada soutient une large part de son activité long-courrière.

À partir du milieu des années 2000, Lufthansa devient propriétaire d'autres compagnies. Swiss International Air Lines, héritière de la Swissair en faillite, entre dans le groupe en 2005. Austrian Airlines suit en 2009, et Brussels Airlines est rachetée par étapes, détenue en totalité à partir de 2017. Les vols court-courriers hors des hubs sont confiés à Germanwings à partir de 2012, puis à Eurowings, devenue la compagnie point à point du groupe. Le 17 janvier 2025, Lufthansa finalise l'acquisition de 41 % d'ITA Airways, héritière d'Alitalia, qui devient la cinquième compagnie de réseau du groupe.

Le groupe a aussi traversé ses crises. Pendant la pandémie de COVID-19, Lufthansa annule la quasi-totalité de ses vols en mars 2020 ; en juin, ses actionnaires acceptent un plan de sauvetage de 9 milliards d'euros de l'État allemand, qui reprend 20 % du capital.

Réseau et hubs

Le Lufthansa Aviation Center à l'aéroport de Francfort, bâtiment de bureaux à verrière qui abrite une grande partie de la direction de la compagnie, un avion dans le ciel.
Le Lufthansa Aviation Center à l'aéroport de Francfort, bâtiment de bureaux à verrière qui abrite une grande partie de la direction de la compagnie, un avion dans le ciel.

Lufthansa repose sur deux hubs et non sur un seul. Francfort, sa base principale depuis 1958, est le centre de l'exploitation et le point de départ de l'essentiel des vols long-courriers ; le Lufthansa Aviation Center, à côté de l'aéroport, abrite une grande partie de la direction, même si le siège social demeure à Cologne. Munich, le second hub, s'est développé à mesure que Francfort saturait et dispose de sa propre flotte long-courrière. Lufthansa y est actionnaire de la société propriétaire du terminal 2, un bâtiment utilisé par la compagnie et ses partenaires de Star Alliance.

Les deux hubs s'alimentent l'un l'autre et sont alimentés par le reste du groupe. SWISS à Zurich, Austrian à Vienne et Brussels Airlines à Bruxelles exploitent leurs propres hubs, et depuis fin mars 2025, ITA Airways utilise les zones de terminal du groupe Lufthansa à Francfort et à Munich. Autour d'eux gravitent les activités régionales qui acheminent les passagers des villes européennes plus modestes : Air Dolomiti et Lufthansa City Airlines, qui exploite des A320neo depuis Munich depuis 2024 et s'est installée à Francfort en février 2026.

Le terminal 2 de l'aéroport de Munich, un après-midi de février 2015, ses postes occupés par des appareils Lufthansa.
Le terminal 2 de l'aéroport de Munich, un après-midi de février 2015, ses postes occupés par des appareils Lufthansa.

Le réseau tient aussi par des partenaires extérieurs au groupe. Lufthansa exploite des coentreprises avec United et Air Canada sur l'Atlantique Nord, avec All Nippon Airways vers le Japon, avec Singapore Airlines et avec Air China. Et elle a mis ses passagers dans le train là où le rail fait mieux l'affaire : dans le cadre du partenariat Lufthansa Express Rail, des trajets en train de la Deutsche Bahn sont vendus comme partie d'un voyage Lufthansa.

Berlin, la ville où l'ancienne compagnie était née, n'a jamais été un hub. Lufthansa y revient quelques semaines après la réunification, en octobre 1990, mais son réseau long-courrier est resté à Francfort et à Munich, là où les choix des années 1950 l'avaient placé.

La flotte

Un Airbus A350-900 neuf de Lufthansa, immatriculé D-AIXV, photographié d'en haut lors de son vol de livraison de Toulouse à Munich, en juillet 2024.
Un Airbus A350-900 neuf de Lufthansa, immatriculé D-AIXV, photographié d'en haut lors de son vol de livraison de Toulouse à Munich, en juillet 2024.

Au 31 décembre 2025, Lufthansa Airlines, comptée comme le fait le groupe, avec ses compagnies régionales, Germanwings et Discover Airlines, alignait 387 appareils. La flotte long-courrière mêlait de façon singulière l'ancien et le neuf : vingt-sept Boeing 747 et huit Airbus A380, trente et un A350, vingt-trois A340, vingt et un A330 et douze Boeing 787. La flotte court et moyen-courrier se composait de la famille Airbus A320, et les compagnies régionales exploitaient des Embraer et des Bombardier CRJ.

L'Airbus A380 D-AIMA de Lufthansa roulant vers la piste à l'aéroport international de Los Angeles le 26 avril 2026, après le retour du type en service.
L'Airbus A380 D-AIMA de Lufthansa roulant vers la piste à l'aéroport international de Los Angeles le 26 avril 2026, après le retour du type en service.

Les A380 avaient déjà été rayés des effectifs. Immobilisée en 2020, la flotte entière est déclarée retirée en mars 2022, et six des quatorze appareils sont revendus à Airbus. Les retards de livraison des nouveaux long-courriers changent la donne : les huit restants sont remis en service à Munich, le dernier au premier trimestre 2025.

Le Boeing 787-9 D-ABPC de Lufthansa se posant sur la piste 07L de Francfort en provenance de Denver, en mai 2023.
Le Boeing 787-9 D-ABPC de Lufthansa se posant sur la piste 07L de Francfort en provenance de Denver, en mai 2023.

Leurs successeurs sont des biréacteurs. En 2025, Lufthansa Airlines a reçu sept Boeing 787-9 et un A350-900, tous équipés de la nouvelle cabine Allegris, et à la fin de l'année le carnet de commandes du groupe comptait 219 appareils, parmi lesquels des Airbus A350-1000, des Boeing 777-9, de nouveaux 787-9 et A350-900, et des Boeing 737-8 destinés au court-courrier à partir de 2028. Les premiers A350-1000 sont attendus à Munich au second semestre 2026. Deux 747-8 doivent être vendus en 2026, et le groupe prévoit de retirer entièrement le 747-400, l'A340 et l'A330-200.

L'Airbus A321neo D-AIEP de Lufthansa roulant à Hambourg pour un vol vers Francfort, en juin 2023.
L'Airbus A321neo D-AIEP de Lufthansa roulant à Hambourg pour un vol vers Francfort, en juin 2023.

Lufthansa Cargo exploite sa propre flotte de dix-huit Boeing 777F, dont une partie par l'intermédiaire d'AeroLogic, compagnie cargo dont le groupe détient la moitié du capital, et Lufthansa Technik, à Hambourg, entretient non seulement les avions du groupe mais aussi ceux d'autres exploitants dans le monde entier.

Cabines et service

Lufthansa vend quatre classes sur long-courrier (First, Business, Premium Economy et Economy) et deux en Europe, où la Business Class occupe l'avant de la même cabine monocouloir que l'Economy. Son produit haut de gamme est depuis longtemps son argument commercial : le First Class Terminal de Francfort a été désigné meilleur salon de première classe du monde aux Skytrax World Airline Awards en juin 2025.

La réputation de ses cabines n'a pas toujours été constante. En décembre 2017, Lufthansa devient la première compagnie européenne à recevoir la note de cinq étoiles de Skytrax, décernée en partie pour une nouvelle classe Affaires annoncée mais pas encore installée ; le siège prend des années de retard, et en mai 2022 la note est ramenée à quatre étoiles.

La cabine économique d'un Boeing 787-9 de Lufthansa vue de l'arrière en octobre 2022 : neuf sièges de front, un écran dans chaque dossier.
La cabine économique d'un Boeing 787-9 de Lufthansa vue de l'arrière en octobre 2022 : neuf sièges de front, un écran dans chaque dossier.

Ce siège, et la cabine qui l'entoure, sont devenus Allegris. Lancée en 2024, cette génération remplace toutes les classes de la flotte long-courrière, avec plusieurs types de sièges en Business Class et une cabine First Class sur A350. Fin 2025, dix A350-900 basés à Munich et quatre Boeing 787-9 basés à Francfort en étaient équipés, et les appareils plus anciens sont en cours de réaménagement. En Economy sur 787-9, les sièges sont disposés à neuf de front, avec un écran à chaque place.

Livrée et identité

La grue de Lufthansa dans son cercle, imprimée en noir dans un magazine d'octobre 1964.
La grue de Lufthansa dans son cercle, imprimée en noir dans un magazine d'octobre 1964.

La grue est plus ancienne que Lufthansa, et même que la Luft Hansa. Le graphiste Otto Firle dessine en 1918 cet oiseau stylisé en vol pour la Deutsche Luft-Reederei, première compagnie aérienne allemande, qui commence à voler le 5 février 1919. La Deutsche Luft Hansa le reprend en 1926, et lorsque la Luftag rachète l'ancien nom en 1954, elle rachète la grue avec lui, revendiquant délibérément une continuité que le droit ne lui donnait pas.

Le Boeing 727 D-ABKP de Lufthansa se posant à Zurich le 9 avril 1981, dans la livrée d'Otl Aicher, grue jaune sur dérive bleue.
Le Boeing 727 D-ABKP de Lufthansa se posant à Zurich le 9 avril 1981, dans la livrée d'Otl Aicher, grue jaune sur dérive bleue.

L'emblème est redessiné dans les années 1960, et en 1967 le designer Otl Aicher dote la compagnie d'une identité visuelle complète. La grue est désormais toujours inscrite dans un cercle, jaune sur la dérive bleue des avions ; l'Helvetica compose le nom sur le fuselage et dans toutes les publications ; le bleu et le jaune sont les couleurs. Le système d'Aicher traverse un demi-siècle avec de simples retouches. La livrée de 1988 supprime le bandeau des hublots et peint le fuselage en gris, mais garde tout le reste.

Le Boeing 747-8 D-ABYT de Lufthansa en livrée rétro des années 1970, bandeau bleu et grue jaune sur la dérive, à Francfort en mars 2017.
Le Boeing 747-8 D-ABYT de Lufthansa en livrée rétro des années 1970, bandeau bleu et grue jaune sur la dérive, à Francfort en mars 2017.

En février 2018, Lufthansa change de livrée. La grue reste dans son cercle, mais le jaune disparaît : la dérive et l'arrière du fuselage passent au bleu foncé, le reste de l'avion au blanc, le nom en bleu foncé au-dessus des hublots. Côté patrimoine, la compagnie a aussi peint un Boeing 747-8 aux couleurs rétro des années 1970 et conservé un Junkers Ju 52, D-AQUI, aux marques des années 1930.

Sécurité

Le premier accident mortel de la Lufthansa d'après-guerre survient le 11 janvier 1959 : un Super Constellation en approche de Rio de Janeiro descend trop bas et s'écrase près du rivage ; trente-six des trente-neuf occupants sont tués. Le plus meurtrier de l'histoire de la compagnie suit le 20 novembre 1974 à Nairobi, où le Boeing 747 D-ABYB décolle becs de bord d'attaque rentrés, décroche et s'écrase juste après la piste. Cinquante-neuf des 157 personnes à bord périssent. C'est le premier accident mortel de l'histoire du 747.

Le 14 septembre 1993, un Airbus A320 qui se pose à Varsovie, l'équipage s'appuyant sur un bulletin météo périmé annonçant un vent de travers là où soufflait en réalité un vent arrière, touche la piste trop vite et trop loin, ne peut déployer à temps ses spoilers et ses inverseurs, et sort en bout de piste contre un talus. Le copilote et un passager sont tués ; soixante-huit personnes survivent.

Le Boeing 737-230C D-ABCE Landshut de Lufthansa à Manchester en octobre 1975, deux ans avant son détournement en tant que vol LH181.
Le Boeing 737-230C D-ABCE Landshut de Lufthansa à Manchester en octobre 1975, deux ans avant son détournement en tant que vol LH181.

Les avions de Lufthansa ont aussi été la cible du terrorisme. En octobre 1977, pendant l'« Automne allemand », quatre membres du Front populaire de libération de la Palestine détournent le Boeing 737 Landshut, vol LH181 de Palma de Majorque à Francfort, pour obtenir la libération de prisonniers de la Fraction armée rouge. Le commandant de bord, Jürgen Schumann, est assassiné à Aden. À Mogadiscio, aux premières heures du 18 octobre, l'unité ouest-allemande GSG 9 donne l'assaut ; trois pirates de l'air sont tués, et les quatre-vingt-sept passagers et les quatre membres d'équipage restants sont libérés.

Le mémorial du Vernet, dans les Alpes françaises, dédié aux 150 victimes du vol Germanwings 9525, photographié en août 2019.
Le mémorial du Vernet, dans les Alpes françaises, dédié aux 150 victimes du vol Germanwings 9525, photographié en août 2019.

Le jour le plus sombre du groupe est le 24 mars 2015. Le vol Germanwings 9525, un Airbus A320 reliant Barcelone à Düsseldorf pour la filiale à bas coûts de Lufthansa, percute une montagne dans les Alpes françaises ; les 150 personnes à bord sont tuées. Les enquêteurs français du BEA établissent que le copilote, qui avait caché une maladie psychique à son employeur, a verrouillé la porte du cockpit en l'absence du commandant et engagé délibérément l'avion en descente. Le président du directoire de Lufthansa parle du jour le plus sombre de l'histoire de l'entreprise. L'enquête a conduit à réexaminer la surveillance de l'aptitude médicale des pilotes.

Postérité

Le Junkers Ju 52/3m D-AQUI, restauré par Lufthansa aux couleurs des années 1930, « Berlin-Tempelhof » inscrit sur le fuselage, abrité dans le hall d'un musée en 2013.
Le Junkers Ju 52/3m D-AQUI, restauré par Lufthansa aux couleurs des années 1930, « Berlin-Tempelhof » inscrit sur le fuselage, abrité dans le hall d'un musée en 2013.

Lufthansa porte deux histoires sous un même nom. La première, elle la raconte volontiers : la compagnie qui a reconstruit à partir de rien l'aviation civile allemande en 1955, lancé le Boeing 737, exploité le 747 pendant plus d'un demi-siècle et fait de Francfort l'un des grands carrefours du transport aérien mondial. La seconde est celle de l'entreprise dont elle a racheté le nom, qui a volé pour l'État nazi et employé des travailleurs forcés dans ses hangars. Lufthansa a choisi de revendiquer les deux, et le débat sur la manière dont elle a affronté la seconde ne s'est jamais tout à fait refermé.

Ce qu'elle a bâti après la guerre repose sur deux choix : faire d'une alliance le cadre de son réseau, et racheter d'autres compagnies nationales en leur laissant leur nom, leurs équipages et leurs livrées : SWISS est restée suisse, Austrian autrichienne. En 2025, le groupe né de la compagnie a transporté 135 millions de passagers.

Le Boeing 747-230 D-ABZE de Lufthansa à Francfort au coucher du soleil, dans les années 1980, la tour de contrôle en arrière-plan.
Le Boeing 747-230 D-ABZE de Lufthansa à Francfort au coucher du soleil, dans les années 1980, la tour de contrôle en arrière-plan.

En cette année de centenaire, Lufthansa est aussi une compagnie en transition : sa flotte long-courrière compte encore des quadriréacteurs que bien des compagnies ont déjà retirés, à côté de Boeing 787 et d'Airbus A350 neufs alors que le groupe se prépare à recevoir près d'un avion neuf par semaine. Le Junkers Ju 52 aux marques des années 1930 et le Boeing 747-8 aux couleurs des années 1970 sont là pour dire que la grue sur la dérive a toujours désigné la même compagnie. L'histoire dit que c'est plus compliqué, et cette histoire fait elle aussi partie de la compagnie.

La flotte

En service au 31 décembre 2025

Long-courrier

Airbus A350

31

Airbus A340

23

Airbus A330

21

Boeing 787

12

Total122

Moyen-courrier

Airbus A321

54

Airbus A321neo

18

Airbus A320

62

Airbus A320neo

41

Airbus A319

40

Total215

Régional

Embraer

27

Bombardier CRJ

23

Total50

Cabines

First Class

La plus petite cabine, proposée sur une partie de la flotte long-courrière, avec à Francfort un terminal réservé aux passagers de First Class au départ. La génération Allegris installe la First Class sur A350 ; l'A350-1000 doit en être équipé à partir de 2026.

Disponible surCertains appareils long-courriers

Business Class

Sur long-courrier, un siège transformable en lit plat ; la version Allegris, installée sur les Boeing 787-9 et Airbus A350-900 neufs et en cours de rétrofit, propose plusieurs types de sièges dans une même cabine. Sur les lignes européennes, la Business Class occupe l'avant d'une cabine monocouloir.

Disponible surTous les long-courriers ; premiers rangs en Europe

Premium Economy

Une cabine distincte entre Business et Economy sur les long-courriers, aux sièges plus larges et plus espacés.

Disponible surAppareils long-courriers

Economy Class

La cabine principale de chaque appareil. Sur Boeing 787-9, elle compte neuf sièges de front, chacun doté d'un écran individuel.

Filiales

SWISS
Swiss International Air Lines et sa compagnie de loisirs Edelweiss ; dans le groupe depuis 2005.
Austrian Airlines
La compagnie nationale autrichienne, basée à Vienne, acquise en 2009.
Brussels Airlines
La compagnie belge, rachetée par étapes et détenue à cent pour cent depuis 2017.
ITA Airways
La compagnie nationale italienne ; une participation de 41 % a été acquise le 17 janvier 2025.
Eurowings
La compagnie point à point du groupe, basée à Düsseldorf.
Discover Airlines
La compagnie de loisirs allemande du groupe, sur A330 et A320.
Air Dolomiti
Compagnie régionale italienne exploitant des Embraer pour Lufthansa depuis Munich et Francfort.
Lufthansa City Airlines
Compagnie régionale exploitant A319 et A320neo depuis Munich, et depuis Francfort à partir de février 2026.
Lufthansa Cargo
La compagnie de fret, sur Boeing 777F au départ de Francfort.
Lufthansa Technik
Maintenance, réparation et révision, basée à Hambourg.

Généalogie

D'où vient Lufthansa. La Deutsche Luft Hansa naquit en 1926 de la fusion du Deutscher Aero Lloyd, lui-même issu de la Deutsche Luft-Reederei de 1917, et de Junkers Luftverkehr. Elle disparut après la Seconde Guerre mondiale et fut liquidée en 1951 ; la Luftag, fondée en 1953, reprit son nom et ses couleurs sous la raison sociale Deutsche Lufthansa AG en 1954. La lignée chaude est celle que l'entreprise revendique : d'où son centenaire célébré en 2026, même si la compagnie d'après-guerre est une société nouvelle et non la même prolongée.

Lignée principale, l'entreprise elle-mêmeAbsorbée ou fusionnée
1917
Deutsche Luft-Reederei
1921
Junkers Luftverkehr
1923
Deutscher Aero Lloyd
1926
Deutsche Luft Hansa
1953
LuftagAktiengesellschaft für Luftverkehrsbedarf
1954
Deutsche Lufthansa AG

Faites défiler pour voir le schéma en entier

Chronologie

  1. 6 janvier 1926

    Fondation de la Deutsche Luft Hansa

    La Deutscher Aero Lloyd et la Junkers Luftverkehr fusionnent à Berlin en une seule compagnie nationale.

  2. 6 avril 1926

    Premier vol régulier

    Un Fokker F.II quitte Berlin-Tempelhof pour Zurich via Halle, Erfurt et Stuttgart.

  3. 1934

    Poste aérienne régulière sur l'Atlantique Sud

    Premier service aérien régulier au-dessus d'un océan, assuré par des hydravions Dornier Wal lancés par catapulte.

  4. août 1938

    Berlin-New York sans escale

    Un Focke-Wulf Fw 200 Condor relie les deux villes sans escale.

  5. 1 septembre 1939

    Placée sous l'autorité de la Luftwaffe

    À la déclaration de guerre, la flotte et la plupart des salariés passent sous commandement militaire.

  6. 21 avril 1945

    Dernier vol régulier de la Deutsche Luft Hansa

    La société est dissoute après la capitulation ; ses derniers actifs sont liquidés le 1er janvier 1951.

  7. 6 janvier 1953

    Fondation de la Luftag à Cologne

  8. 6 août 1954

    La Luftag rachète le nom et la grue de Lufthansa

  9. 1 avril 1955

    Reprise des vols réguliers

    Les lignes intérieures relient Hambourg, Düsseldorf, Francfort, Cologne et Munich ; New York suit le 1er juin.

  10. mars 1960

    Premiers vols à réaction

    Les Boeing 707 commencent à relier Francfort et New York.

  11. 1968

    Cliente de lancement du Boeing 737

    Le premier 737, livré le 27 décembre 1967, entre en service.

  12. 26 avril 1970

    Mise en service du Boeing 747

  13. 18 octobre 1977

    Libération du Landshut à Mogadiscio

  14. 14 mai 1997

    Fondation de Star Alliance

    Lufthansa, Air Canada, SAS, Thai Airways International et United Airlines forment la première alliance multilatérale de compagnies aériennes.

  15. octobre 1997

    Privatisation achevée

    L'État fédéral cède les 37,5 % qui lui restaient.

  16. 2005

    SWISS rejoint le groupe

  17. 2009

    Acquisition d'Austrian Airlines

  18. 2010

    Premier Airbus A380

  19. 2012

    Cliente de lancement du Boeing 747-8 Intercontinental

  20. 24 mars 2015

    Vol Germanwings 9525

    L'accident le plus meurtrier du groupe : 150 personnes tuées dans les Alpes françaises.

  21. février 2018

    Une nouvelle livrée bleu foncé

  22. 17 janvier 2025

    Acquisition de 41 % d'ITA Airways

Accidents et événements marquants

Consignés comme les enquêteurs les ont consignés : ce qui s'est passé, où, et combien de personnes ont péri. Accidents mortels et événements qui ont changé la compagnie, par ordre chronologique.

  1. 11 janvier 1959

    LH502

    Lockheed L-1049G Super ConstellationRio de Janeiro, Brésil

    En approche de l'aéroport de Galeão sous la pluie, sur un vol en provenance de Hambourg, l'appareil est descendu trop bas, a touché l'eau et s'est écrasé près du rivage. Les 29 passagers et sept des dix membres d'équipage ont été tués. L'enquête n'a pu établir la cause avec certitude et a retenu l'erreur de pilotage comme la plus probable.

    36 morts39 personnes à bord

  2. 20 novembre 1974

    LH540

    Boeing 747-130Nairobi, Kenya

    L'appareil a décollé pour Johannesburg becs de bord d'attaque rentrés, n'a pas pu prendre d'altitude, s'est écrasé juste après la piste et a pris feu. Cinquante-quatre passagers et cinq membres d'équipage ont été tués. Ce fut le premier accident mortel d'un Boeing 747, et il reste le plus meurtrier de l'histoire de Lufthansa.

    59 morts157 personnes à bord

  3. 13 octobre 1977

    LH181

    Boeing 737-230CDétourné au-dessus de la Méditerranée ; dénouement à Mogadiscio, Somalie

    Quatre membres du Front populaire de libération de la Palestine ont détourné le Landshut sur un vol Palma de Majorque-Francfort pour exiger la libération de prisonniers de la Fraction armée rouge. Le commandant de bord, Jürgen Schumann, a été assassiné à Aden. Le 18 octobre, l'unité GSG 9 a donné l'assaut à Mogadiscio et tué trois pirates de l'air ; les 87 passagers et quatre membres d'équipage ont été libérés.

  4. 14 septembre 1993

    LH2904

    Airbus A320-200Varsovie, Pologne

    À l'atterrissage d'un vol en provenance de Francfort, sur la foi d'un bulletin de vent périmé, l'appareil a touché la piste trop vite et trop loin, par vent arrière. Spoilers, inverseurs et freins sont intervenus tardivement ; il est sorti en bout de piste, a heurté un talus et pris feu. Le copilote et un passager ont été tués.

    2 morts70 personnes à bord

  5. 24 mars 2015

    4U9525

    Airbus A320-200 (Germanwings)Prads-Haute-Bléone, Alpes françaises, France

    Vol assuré par Germanwings, filiale de Lufthansa, de Barcelone à Düsseldorf. Le BEA a établi que le copilote, seul dans le poste de pilotage, en a verrouillé la porte et a délibérément dirigé l'avion contre la montagne. Les 144 passagers et six membres d'équipage ont été tués.

    150 morts150 personnes à bord

Dans le catalogue

Les appareils au cœur de l'histoire de cette compagnie, tels que l'encyclopédie les recense.

Compagnies liées